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Le premier chapitre ! Bon d’accord la scène d’érotisme torve du deuxième chapitre, avec la jeune princesse nue qui se tord de douleur devant les imprécations érotico-horrifiques d’une ombre malfaisante, elle claque cette scène (parce que bien équilibrée). Bon d’accord, les débuts de Conan en commandant d’armée, mais là, en revanche, la bisbille entre lui, mercenaire élevé au rang de commandant, et un dirigeant de cavalerie prétendant de la dite princesse qui n’écoute pas le mercenaire, j’ai trouvé ça moins équilibré car un peu trop attendu (sur la forme et le fond) ce qui rompt un peu le changement d’ambiance. On sait que l’on va de la bataille vers le mystère, enfin que la bataille va se nimber de magie et cette histoire rajoute une couche attendue. Ça reste une bonne nouvelle, mais forcément difficile de revenir à la hauteur du premier chapitre.

Une cité ancestrale dans le désert, le soleil, la peur qui rôde, de vieilles légendes et un voleur de renom qui a bravé mille dangers pour parvenir à ouvrir les portes de ce tombeau séculaire. C’est le genre de scène quitte ou double (et l’on comprend qu’elle attire les dessinateurs !) mal dosé on tombe dans le ridicule le plus total, bien dosé… c’est ce premier chapitre (et Conan n’apparaît pas), un régal, un souffle épique qui m’a vraiment plu. Forcément voir le mystère assez rapidement dévoilé m’a un peu laissé sur ma faim.

Sinon, on peut remarquer qu’au moment de prendre le commandement Conan se voit signifier qu’il ne charge pas tête baissée comme il l’aurait fait d’ordinaire, ce à quoi il réplique qu’il a désormais à charge la vie d’autres hommes. Un passage qui montre la transition entre le barbare solitaire et centré sur sa survie et le roi qui fera tout pour rejoindre sa capitale et sauver son peuple. Il est intéressant de noter qu’en proposant ces différentes visions du fonctionnement de son héros, Howard le coup de la civilisation mais pas de la notion de peuple ou de tribu.

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