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Il serait probant de proposer un avis exhaustif ou du moins complet sur cette nouvelle, cette phrase d’accroche sent l’excuse à plein nez, cela serait probant car Egan y développe de façon plus longitudinale qu’à l’accoutumée sa thématique.

A la manière d’une expérience au long cours, il place des étapes clefs dans son récit, tout en ne perdant jamais de vu que l’étude princeps est la plus importante (l’événement qui va modifier le cours de la vie du narrateur qui le rend acteur de sa vie pour le rendre en langage publicitaire), pour jalonner les moments marquants de l’expérimentation (prise de décision, mise en place du protocole, réunion des fonds, choix du labo, implication des participants, choix des sujets… ) si ce n’est qu’il n’est pas possible de produire de résultat statistique (mince alors les gentils faiseurs d’articles scientif..;enfin de bulles spéculatives doivent être embêtés).
Enfanter, c’est prendre un risque, un risque non mesurable, non quantifiable, c’est accepter qu’une erreur soit fatale sans avoir aucune prise sur la dite erreur.

Plus optimiste que bien d’autres textes de l’auteur celui-ci montre combien parvenir à engendrer un être qui nous ressemble revient à endosser une responsabilité morale, à affronter la colère de ceux qui sont contre nos principes éducatifs, la colère de notre enfant.
Dans un monde qui se normalise de plus en plus cette perte de contrôle, cette prise de risque n’a finalement que peu à voir avec la science.

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