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Le monde s’est refermé, le sommeil l’a envahie, endormi on songe déjà à tout recommencer à laisser les choses se faire et puis voilà que tout s’agit autour de nous. Quel tohu-bohu peut à ce point déranger la quiétude d’un écrivain ?
Et si c’était cette garce d’inspiration ?
A jouer le jeu de ses propres désirs, de ses démons et de ses merveilles Hammett prend de l’avance jusque dans les tranchés certifiées « auto-fiction ».
Gueule d’ange, destin aussi lourd qu’une licorne morte à portée sur de frêles épaules, sourire en coin, verbe haut, sens aigue de la répartie, morte de faim et poursuivie par les bonnes mœurs… l’inspiration ça vous encanaille un homme plus vite que la soif de l’or.


Blasphémer le mystique n’est pas à la portée de n’importe qui et trop en dire sur cette somptueuse ; n’ayons pas peur des mots, elle ne sonne pas déjà vu ou déjà lu tout simplement parce qu’elle n’essaie pas de nous faire le coup de l’atout dans la manche, cette histoire on l’a déjà lu au bout de la première page mais on s’en fout tant ce qui importe, ce qui l’emporte, c’est ce flot de mots, d’impression, de force.
La capacité qu’a Hammett de créer une ligne de tension continue dès les premières lignes, de nous alpaguer par quelques termes bien choisis (les répliques de l’ange sont d’une efficacité redoutable) avant de parler d’amour, de désir et finalement de littérature.
Une crise de la quarantaine avant l’heure ?

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