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Le retour de notre inspecteur de choc. A noter que dans sa dernière apparition nous avions eu droit à un dialogue croustillant entre lui et l’un de ses collègues assez limité, confinant au surréalisme (honte sur moi de m’en être souvenu après coup) et qu’ici il a affaire à un nouveau collègue peu bavard (mais efficace et fainéant) et à un épicier bègue.


Il serait sans doute intéressant de s’attarder sur ces rencontres d’autant que pour la première fois notre détective croise un modèle de femme fatale. Une femme fatale pas encore mature qui s’amuse d’un rien, qui pique plus par son refus de prendre les choses aux sérieux mais qui aurait pu troubler (le conditionnel appartient au héros) l’enquête.
Une enquête en forme de puzzle insoluble, du moins jusqu’à ce que l’on tombe sur une évidence policière : puisque les preuves vont dans un sens pourquoi ce priver ?
Ce qu’il y a de passionnant dans ce récit (outre sa solide construction) c’est que s’il est question de trouver le coupable et de faux semblant, il y a également ce souci de justice qui est celui du héros. Trouver le coupable est mieux que de trouver un coupable, c’est déjà une chose , mais trouver le coupable pour le bon crime c’est un souci supplémentaire, une sorte de conscience professionnelle qui si elle n’est pas très mise en avant ici semble préfigurer les flics « du futur » (on pensera au Bosch de Connely parmi tout un tas d’autres, tout à fait fréquentables).

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