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On finit en beauté, mais on finit tout de même c’est la fin du recueil, c’est bientôt la fin de l’été, la rentrée, bientôt halloween et noel, quelle chouette année ce fut, dire que si on y regarde rien nous ne fûmes jamais aussi proches de la fin du monde.
Une fin en beauté c’est surtout l’occasion de repartir de plus belle.

Cette dernière nouvelle reprend les personnages du duo père/fils Thin des détectives privés atypiques, pour le moins.
Les rapports entre le père acariâtre (une rengaine chez Hammett), mal aimable, peu ouvert et directif, et le fils poète au langage châtié et aux moeurs impeccable.

Que dire, si ce n’est que l’auteur semble prendre plaisir à écrire cette aventure ?
La force brute du détective est transférée sur le père, ainsi si l’action n’est pas vraiment au rendez-vous il reste une tension certaine, l’énigme à résoudre est complexe à souhait… tout est là et plus encore.

Comparer la première nouvelle de cette intégrale, ne montre pas le chemin parcouru. Car si le style est plus ample, plus libre, plus évidemment drôle et détaché, il ne faut pas croire que le savoir visiblement acquis par Hammett au fil des années a entaché ses visions premières.
C’est peut être cela une part du génie de cet écrivain, en plus d’avoir transcendé son expérience, d’avoir su aller à l’essentiel (et non au plus simple) sans tomber dans la facilité, en jouant la carte de la curiosité implicite, de la complexité feinte, des faux semblants, il est parvenu à créer un style et un imaginaire.

On ressort de tout cela les pieds devants mais le sourire aux lèvres.

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