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On retourne dans le cinéma, on retourne dans les dialogues, on retourne dans la satire d’un milieu aussi stupide qu’on aime à la croire, aussi friqué qu’on aime à le croire, aussi vendu qu’on aime à le croire, aussi trouble et hypertrophié des glandes qu’on aime à le croire, aussi pourri et pitoyable qu’on aime à le croire, aussi difficile à cerner que les écrivains refusent de le voir.

On y retourne avec cette fois la parabole au coin des lèvres.

Un scénariste est embauché pour un boulot tartuffe, tout le monde lui demande un conseil ou un service. En satisfaisant tout ce petit parterre, il montrera que tel est le scénariste : il écrit le monde, il le manipule… pour mieux en profiter.

En mettant en scène son propre cynisme (du moins en parti) en refusant le recul (celui qui donnait sa force à « hollywood story ») pour se plonger dans le bain corrosif de la mise en abime (nous ne sommes pas dans l’autofiction non plus). Faire cela c’est refuser Barthes, du moins c’est refuser de pouvoir tomber en amour selon Barthes, refuser de se laisser capturer ou plutôt c’est refuser que l’autre vous capture.
Mieux vaut se livrer soit même (le narrateur admet dès le début son incapacité à résister à une demande, il préfère donc y céder rapidement, ce trait de personnalité sera une constante dans cette fausse bluette) afin d’avoir le plus de carte en main possible.

Intriguant choix que celui-ci… surtout que l’intrigue tourne autour de la volonté de rendre le cinéma plus vendeur, donc plus sexy (ou inversement, c’est pareil). Mince, à croire que la volonté de l’auteur collerait au thème de son histoire, mais non mais non les auteurs n’ont pas d’intention, ils ont des cahiers des charges voyons c’est bernard w qui le dit.

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