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Nous y voilà !
L’arrivée de Sam Spade.
Le détective, sans agence, avec une secrétaire (avec un nom), avec un patronyme, avec une description physique et surtout avec ses dialogues.
Ce qui frappe dans ce récit c’est la quasi absence du dit héros. Il n’intervient que peu, ne semble pourtant pas être en retrait pour « comprendre » les événements, il laisse beaucoup plus de place au policier et pourtant…

Ce qui marque c’est indubitablement la place des dialogues.
Un espace quasi clôt, des entrées et des sorties de scènes, peu de descriptions on se croirait beaucoup plus sur une scène de théâtre qu’au cinéma ou même dans une nouvelle de Hammett.
C’est plus la scène finale qui marque l’esprit, non pas que l’affaire ne soit pas intéressante ou mal gérée, mais pour une fois les personnages existe en dehors de l’enquête, il y a une réflexion, un impact de l’enquête qui dépasse son cadre ou qui n’annonce pas une nouvelle piste.

Ce double mouvement, ou plutôt ce mouvement en deux temps, d’abord la fixité et la parole, ensuite le hors champ et la description, amène nouveau mouvement à l’ensemble, on se focalise plus sur le ressenti.

Bien évidemment les jeunes filles continuent de faire semblant de s’évanouir et les mensonges se répandent plus vite que les promesses politiciennes, mais tout de même : quelque chose à changé.

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