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Avoir parlé de la temporalité pour l’histoire précédente, me fait me souvenir qu’il y a longtemps que je n’ai pas parlé des traits d’humour de l’auteur, si le cynisme et le sarcasme sont plus en couche de fond, comme une teinte profonde empêchant à une vision optimiste d’adhérer à la rétine, un humour plus franc, direct reste présent. Pas dans cette histoire, mais c’est justement son absente qui m’a fait repenser à quelques répliques cinglantes que l’on peut trouver dans plusieurs nouvelles antérieures.

Encore une fois notre narrateur de détective (et inversement) va devoir naviguer dans les eaux troubles du comportement humain, encore une fois il aura une longueur d’avance sur les policiers et sur le lecteur, encore une fois il prendra tout le monde de vit…
Pour une fois il sera pris de vitesse de manière bien macabre.

Fait intéressant, l’alibi donné est celui du cinéma.
Intéressant parce que cela montre l’importance de ce divertissement (si l’on parle d’art au sujet du cinéma populaire de ces années là il me semble que c’est à rebours), intéressant aussi car le format narratif de cette nouvelle sera par la suite phagocyté -toutefois bien peu d’oeuvres parviendrons à en rendre la suavité dérangeante, la mélancolie et la dureté, ce qui est court dans cette littérature prend du temps au cinéma- par ce média.

Un média pas si hasardeux que cela puisque l’on quitte continental op, sans doute au moment (ou pas loin) où l’auteur s’en va faire le pays des caméras.

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