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Il parait que ce bon vieux Gable trouvait que son personnage dans autant en emporte le vent était trop féminin, pas assez viril sans doute. Une fois que vous avez abandonné l’intrigue pour l’enquête, l’enquête pour le contexte, le contexte pour les agissements des personnages, une fois que vous êtes dans le noir, dans le dur de la vie à battre le trottoir entre mafieux, flics, balles et jolies filles, le plus dur reste à venir : ne pas renier les sentiments.

C’est ce à quoi s’attache Hammett dans ce court récit tout à fait saisissant par la tournure qu’il prend.
On se moque presque du qui et qui et du qui à fait quoi, on ne retient pas vraiment les tenants et les aboutissants mais on observe notre ami Continental op tout faire pour ne rien pouvoir faire, tout faire pour enterrer le vrai sous le plus de limons et de limailles possibles.

Qu’un certain sens de la morale, du sentiment, de la préservation d’autrui apparaisse ici n’est pourtant pas pour le meilleur. En effet, ce surcroit d’attention laisse un goût amer en bouche, pose les limites du détective qui ne peut agit sur tous les plans, qui se doit de respecter certaines limites – il ne s’agit pas de s’empêcher de braquer des truands- ainsi tous les coupables ne peuvent pas être arrêtés.

L’amertume au fond du verre, donne envie d’en prendre un autre, pour notre malheur.
Une histoire sombre.

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