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On ne peut pas s’en empêcher, l’époque à changer, désormais comme le fait remarquer le poète un film se compte en PIB de pays pauvre, de fait on peut pas s’empêcher de voir des images, des affiches, des acteurs connus, des « grands moyens », une super production hollywoodienne en somme.

Imaginez plutôt, le plus grand braquage de tous les temps, des centaines d’hommes de mots, un plan millimétré, une fusillade dantesque, des morts dans les deux camps et entre les deux camps, plusieurs quartiers bouclés, une course poursuite…
Et puis
La trahison, les cadavres des hommes de mains assassinés par dizaines, un vaste complot au sein du gangstérisme avec au milieu notre continental op de service, de jeunes et jolis filles, un club, des filatures, le tout sous couvert d’un mystérieux maitre d’oeuvre !

Hammett fait plus que connaître son matériel, fait plus que l’utiliser selon une recette, il en profite pour aborder de nombreux genres, de nombreux angles de vues, si il opte souvent pour une optique « personnelle » (pour le dire vite) que ce soit dans le nombre des protagonistes ou pour garantir une tension permanente à l’histoire (tension souvent résolue ou évacuée à coup de poings) c’est la première fois qu’il opte pour une si grande focale.

Bien évidemment les choses vont aller, cadavres aidants, en s’amenuisant, reste que la démesure de l’introduction reste dans les esprits ce qui donne à cette histoire une saveur particulière.
On retiendra également la capacité d’improvisation de continental op qui n’hésite pas à évacuer un collègue, à tirer sur le suspect qu’il vient se sauver, à s’inventer un personnage sur commande, bref à faire ce qu’il faut pour survivre et arrêter le coupable.

Un pur délice que cette longue et palpitante nouvelle, un morceau de bravoure.

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