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Je pourrais vous dire qu’une religion ce n’est rien d’autre qu’une secte qui réussie, mais bon c’est éculé et ça ne rend compte que d’une réalité européenne. En France la mivilude veille aux grains et ça marche plutôt pas mal, mais dans un pays plus preneur des penchants spirituels comme les usa, il est plus difficile de cerner les différences entre ces deux entités, entre foi et racket par exemple.

Ce qui est intéressant en lisant ce genre de nouvelle c’est que l’on prend la mesure de ce qui ne change finalement pas tant que ça dans notre société. Des jeunes filles disparaissent, d’autres se suicident, des enquêteurs sont sur les dents, il faut jouer de la presse mais pas trop, les uns sont coupables de détourner les têtes, les autres de profiter du dénie… à lire Lehanne ou d’autres gars de cet acabit on comprend que le monde n’a que peu changer et que le cinéma a du mal à se dépêtrer de ses renouvellements cyclique (autrement que sur la forme pourrait-on dire).

Je me souviens ne pas avoir aimé « casco bay » parce qu’on y parlait pédophilie sans demi-mesure, que l’intrigue fonçait dans le tas à tombeaux fermés, sans rien laisser pénétrer d’autres que sa propre lubie dans l’habitacle. Non pas que le sujet soit nul ou trop politiquement correct, mais il réclame autre chose qu’une forme de justice aveugle (à ce compte là autant fermer des sites sans décision de justic…ha! c’est déjà fait ça). Je me souviendrais adorer cette nouvelle, car elle propose son contraire, une enquête complexe, moite, torve, difficile, une remise en cause principes aux noms d’autres, parce qu’elle ne nomment pas, parce qu’elle décrit ce que l’on perd et pas la satisfaction du devoir accompli, parce qu’elle décrit des luttes et de la résistance et pas l’horrible ou la débauche, parce que les victimes y sont seules…

Certes il y a des phrases choc « une jeune gandin aux cheveux plaqués, très bien, élevé, dont la source d’élégance vestimentaire laissait peu de place au reste, l’intelligence par exemple », ça, ça vous enterre un personnage dans le crâne, ça vous cloue le bonhomme pour un moment et ça fait sourire.
Certes tout n’est pas horrible au glauque à la lecture, mais c’est bien pire car l’horreur se dévoile au fil des pages pour ne plus vous lâcher.

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