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Une longue description des lieux, on part du vue d’ensemble pour arriver à une maison précise, à une pièce précise, chemin faisant l’auteur n’oublie pas de faire un parallèle entre la configuration des lieux et la société qui y habitent.
Bienvenue chez Balzac !
Ha ! On m’annonce dans l’oreillette que je me suis trompé.
Bien évidemment, mais vous avouerez (j’ai une lampe torche prête à être braquée dans les yeux du premier quidam venu) que cette technique d’approche, ce début de récit est étonnant chez notre apôtre du comportementalisme.

Cela se comprend bien vite à la lecture de l’intrigue. Il s’agit moins d’une enquête que d’une longue scène d’action, une très longue scène d’action, d’une scène d’action épique, rapide, acérée, vive.
Dès lors, difficile d’expliciter la topologie géographique des lieux au fil des tirs ou au milieu des embuscades, le lecteur attentif se reportera : à la description de l’incipit.
Y’a pas à dire, ils sont forts ces bons auteurs !

Reste qu’au-delà du morceau de bravoure qu’est cette nouvelle On peut y lire un scénario filmique, de la scène d’introduction, aux rebondissements, aux personnages haut en couleur, à la scène de discussion finale à couteau tirée, scénario pour un film qui n’existe pas encore à l’époque mais qui sera repris plus tard sous bien des aspects.
Bien souvent les critiques ou amateurs parlent de l’écriture cinématographique de tel ou tel père du polar, montrant les vertus des descriptions en travelling ou ce genre de choses. De la même manière que l’on oubli que le cinéma a su prendre une grande partie de son langage à la bande dessinée (winsor mccay et autres), il s’est également allègrement servi dans les romans populaires, et pas uniquement pour l’aspect descriptif.

On retiendra la réplique finale, qui en plus de clouer le bec de toute l’assemblée (lecteur compris) donne un contrepoint intéressant à l’ouverture du récit !

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