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Une jolie histoire de truande, de trahison, de coup fourré, de malabar que l’on n’assomme, encore un classique du genre.
Un classique parce que le ton est là, difficile d’échapper à ce destin tragique. On suit, de loin, les bravades d’un Billy the kid en plus moderne, en moins symbolique également. On se régalera de la femme-sauvage qui cherche à séduire tout ce qui bouge, du français et de sa canne épée, de la scène de bagarre des plus robustes et cru. Reste surtout ce léger parallèle entre un môme devenu bandit par sociopathie (si l’on part du principe que ne rien ressentir, tuer des gens sans autre forme de procès et être particulièrement entêté fait de vous un sociopathe) et un adolescent voulant prendre le relais de notre détective. On imagine sans peine ce qui serait advenu si ce dernier avait accepté une telle offre et l’on repense à cette saillie faisant des criminels des gars pas si dangereux que ça, puisqu’après tout : on les arrête.

On sent, vous l’aurez deviné, cette forme d’ironie ( plus ou moins latente en fonction des histoires) qui pointe son nez pour relativiser la tension de l’histoire. Paradoxalement, c’est aussi ce qui le met en avant, non pas que l’on doute vraiment de la survie du héros, mais l’on se préoccupe de la brutalité des réactions des uns et des autres, de leur stupidité ou de leur méchanceté.

La psychologie, dont se défie l’auteur, transpire par les pores des actions, par des comportements que l’on comprend trop, que l’on accepte trop pour qu’ils nous soient totalement étrangers.
Par bien des aspects cette nouvelle est trop longue pour être innocente, pour que ces trahisons ne soient pas les nôtres.

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