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Des détectives qui usent de signes de reconnaissances (encore une astuce), un héros qui monte un piège tiré par les cheveux pour vérifier une intuition, un détective qui essaie de convaincre le méchant de se rendre (une première!) avec force conviction… avant de nous expliquer le but réel de son propos (plus qu’un filou ce héros, un pervers), un détective qui se saoule trois jours durant avec le principal suspect, un mexique si chaud qu’il donne des sueurs froides, un détective qui admet être un homme de la ville, un long récit captivant…

Voici une liste, loin d’être exhaustive des éléments marquant de cette longue nouvelle.

Mais je vais prendre le temps de m’arrêter sur l’un d’entre eux.
A la fin de l’histoire, un gros malabar moche, énorme et sans cervelle (en plus d’être vénal et brutal) menace une jeune fille d’une arme à sa hauteur, il finira par lui tirer dessus à bout portant la tuant sur le coup, mais elle aura eut le temps de lui jeter un couteau en pleine gorge, une arme qu’elle aura pris le temps et le soin de camoufler le long de sa cuisse. Tout ceci raconté crûment, sous les yeux d’un héros impuissant, sans parti pris moral, exposant les faits sous une lumière d’horreur réaliste.
Comment ne pas penser à ces scènes du Sin City de Frank Miller ? Comment ne pas voir les ombres se découper et les taches rouges obscurcir l’espoir ?

Une nouvelle sublime, une scène qui vaut son pesant d’esthétisme.

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