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Le chois du passé simple dans le titre, dans la traduction, ne laisse pas de place à autre chose qu’un certain fatalisme. Pour cause, si vous trouviez que jusque là les nouvelles noires de l’auteur sentaient le désespoir et le fétide, vous n’avez encore rien vu. Ce court western (avec son duel, sa cellule miteuse, son flingue en savon, son cheval, son chapeau et toute la panoplie.. ;difficile de se tromper) s’extrait de la boue primitive de la civilisation pour venir hanter vos rêves utopiques.
Le far west n’est pas un endroit quadrillé par la justice, ou du moins par une vision moderne et raisonnée de la justice. Si vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment, il vous faudra courir pour continuer à vivre.
Au fil du récit, c’est la nature qui se cherche de dresser un obstacle de taille entre le protagoniste et la liberté, pourtant, comme bien souvent, le havre de paix n’offrira aucune rédemption. On songe alors au rêve de la verte vallée, au fait que le méchant de l’histoire est peut être juste celui qui ne se cache pas derrière un masque.
La facture classique de l’histoire (prétexte à l’histoire, place de la nature, la pluie qui se transforme en boue, le twist final…) permet de ne pas être dépaysé ou réellement surpris, mais c’est le traitement dur et sec qui donne à l’ensemble une tonalité mélancolique. Difficile de ne pas penser aux paysages d’un Giono.

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