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On parle souvent, à raison, de la noirceur urbaine de l’auteur, de son inventivité, de sa clarté de vue, de ses personnages croqués en quelques lignes indélébiles et de tant d’autres choses que je touche à peine du doigt ici ; mais l’on parle plus rarement de son humeur.

Déjà présent ci et là lors des précédentes nouvelles, souvent pour mordre, il se fait jour ici avec plus de vigueur.

Énième variation autour de l’adage selon lequel l’habit ne fait pas le moine, de nos préjugés et de nos rêves, ce court texte vaut pour son envolé lyrique. Un rêve médiéval, un délire mystique rapprochant des rêves de grandeurs aux messes encapuchonnées du ku klux klan. Tout s’écroule par une remise à niveau des compteurs, par un brusque retour à la réalité. Mais là où une femme, un ami, un passant aurait créée un décalage humoristique et plus ou moins gênant ou honteux, le personnage qui se charge de ce rappel amène en prime a relativiser ce besoin de grandeur et à le remettre à sa place… ou à en faire un meilleur usage.

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