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On peut y lire, à raison, un pastiche des aventures d’un Holmes ou de tout autre détective so anglais. On peut y lire cela car notre héros ne se pose pas dans un salon pour éluder les mystères à l’avance, n’épuise pas ses « petites cellules grises » en de vaines déduction à priori ou au fil d’une enquête si longue que le truand fini par mourir de vieillesse (on notera la pointe d’humour noir lorsqu’à la seule mention du nom du détective un criminel préfère se rendre à la police plutôt que d’avoir à l’affronter).
Ce super détective à donc ses deux pieds coulés dans le plomb de la justice, rien ne peut lui échapper, il possède tout de même une carrière internationale, ce qui le rapproche de ses homologues de papiers british.
Il résout tous les crimes, il est indispensable, il est le héros… et puis : il meurt.
Ce traitement, sourire aux lèvres, ramène le lecteur à la réalité, à la simplicité tout bête qui attend chaque personne, tout héro fut-il : les cimetières sont pleins de personnes indispensables.
C’est cette mort, et l’oubli qui l’accompagne, qui fait de cette nouvelle une petite merveille de cynisme.
On pourrait penser à un ras le bol, l’auteur ne supportant plus de voir des créations littéraires si éloignées de la réalité, à une moquerie sarcastique, mais au fil des récits on voit aussi le souci de l’effet qui pointe le bout de son mufle.
Cette nouvelle n’est pas « noire » en elle-même mais elle préfigure les éléments qu’il va falloir expurger afin de toucher du doigt la réalité policière du monde.
Entre morale et mortalité, le monde se profile de manière bien dangereuse.

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