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axiomatique

 

          L’enlèvement : A moins de considérer, à l’instar de quelques chercheurs, que l’amour ne se distingue pas des troubles obsessionnels compulsifs, il est évident de comprendre qui l’on aime. Ça ne s’explique pas, ça ne se raisonne pas, ça se vie, il suffit de voir l’être aimé pour ressentir les manifestations physique de cette évidence, impossible de les nier. Une telle force émotionnelle ne peut s’effacer, alors que faire quand celle que vous aimez n’est pas celle que vous croyez ? Plus exactement quand elle est justement celle que vous croyez, mais que savoir qu’elle n’est pas elle ne suffit pas à faire taire votre système thymique ?

Ce qu’il y a de captivant dans cette nouvelle c’est la sous-jacente définition de l’amour qu’elle propose : être victime d’impuissance.  L’autre serait alors une pure émanation de notre plaisir autant que de notre propension à la culpabilité. Ce récit pointe du doigt un glissement sémantique bien connue des amateurs de SF et qui a tendance à déborder le cadre de la spécialisation pour s’insinuer dans nos esprits, comme une comptine trop routinière pour être honnête (on ne sait pas où court le furet, mais la question n’est-elle pas plutôt en rapport avec un curé ?) : le clonage embarque moralité et éthique, mais n’est-il pas également affaire de sentiment. Toucher du doigt le multiple, ne veut pas dire que nous puissions le supporter.

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