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axiomatique

 

          Le point de vu du plafond :  séparer l’âme du corps est parfois une option alléchante. En s’attachant non pas aux scories mystiques qui hantent ce genre de perspective depuis quelques milliers d’années, mais aux explications rationnelles venant réduire les dites spéculations à l’état de poussières cosmiques, Egann participe de l’effort de guerre littéraire. Trainez un peu dans les classes spécialisées en mathématiques ou dans une salle des profs vous abandonnerez bien vite la vision du « fou nonchalant et un peu azimuté » que vous avez du scientifique, bien souvent il s’agit d’un être défendant la rationalité comme un dogme, une religion pouvant donner un sens à la vie.

Le souci des découpages institutionnels c’est que les gens les suivent comme autant de préceptes, encore plus facile d’utilisation qu’un smartphone dernier cri. Le pas que franchit l’auteur ici n’est pas celui séparant la croyance illusoire en l’âme de la raison mathématicienne, mais celle qui relie l’individu à son corps. Encore faut-il comprendre que le patient est pris au sérieux du fait de sa fortune. Reste une perception biaisée, des particularités proches de la dysphasie, de la cognition sociale. Faisons simple, Egann donne un corps à l’homoncule moteur et à l’homoncule sensitif… la question est de savoir si ce(s) corps est(sont) encore le(s) notre(s) ?

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