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axiomatique

          Axiomatique : étonnant précepte que celui des vérités indémontrables. Appliqué aux sciences plus ou moins dures il a le mérite de démontrer l’importance de la relativité et cela avant même ce bon vieux Einstein. A force de chercher à nous comprendre on finit par oublier nos mensonges, nos errements, notre aveuglement constant. Egaan saisit ce paradoxe à merveille lorsqu’il montre un personnage bâtissant un discours de dénie. Je ne fais pas ça pour ça, je vais vous le prouver, et la rhétorique s’enferre dans des limbes contradictoires éclairant d’une lumière noire ce qu’elle cherche à camoufler.

Ce n’est pas l’autre qui nous trompe, c’est nous qui nous laissons tromper. Le genre de principe pour lequel il ne faut pas négliger que « je est un autre ». L’axiome n’est pas celui mis en vente, trop évident puisque tout produit s’impose à nous, nos choix n’existe plus sous le joug des grands outils de communication (quand on sait que nos premières émotions face à une personne ou à un objet, que notre prise de décision « goût.dégoût » sont de l’ordre de la seconde). L’axiome c’est celui de la métacognition, amusant manichéisme occidental, de la langue sans doute, qui nous fait suivre la pensée sur l’objet de la certitude de l’indicatif. « Je pense donc je suis », mais être c’est aussi pouvoir être en errance, être dans l’erreur. Cette nouvelle s’enroule autour de la vengeance et du scrupule, on la laisse nous caresser puis nous happer de ses ventouses. Lire parfois c’est être englouti.

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