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Mon ami L a aimé ce livre, toutefois à ses yeux il « manque quelque chose » à cette œuvre pour en faire un incontournable. Je pense exactement le contraire (qu’il ne lui manque strictement rien) et histoire de changer un peu d’angle d’attaque je vais aborder cet avis sous la forme d’un questionnement/droit de réponse.

Que peut-on attendre d’un roman de fantasy ?

–          Tout d’abord un univers cohérent, c’est-à-dire un espace où l’imaginaire pourra prendre ses aises, se sentir en sécurité, être  surpris sans jamais se perdre. Bien souvent il faut s’appuyer sur le réel (une ville, une période historique… ou plusieurs) pour lui adjoindre des éléments disparates dont chacun va remplir une fonction plus ou moins définie (surprendre le lecteur, répondre à ses attentes, lui apporter de la réflexion). Souvent les auteurs de fantasy ne s’embarrassent que de peu d’efforts, le monde qu’il utilise apparaît comme un mélange de l’œuvre de Tolkien , de quelques jeux de rôles avec, au besoin, de sombres tavernes, des bois maudits, des rôdeurs, des bandes de pillards et j’en passe. En fonction du temps, du succès et de l’ambition (ou de la bêtise) de l’auteur on pourra voir s’épanouir un univers plus ou moins riches, en lieux, coutumes, paysages, climats, races etc etc. A ce petit jeu le donjon de Nalheubeuk, la série bd Donjon, Pratchett ou encore le trône de fer, s’en sortent avec brio… malheureusement, il faut l’admettre, la fantasy brille surtout par le manque d’imagination de séries écrites au kilomètre toutes plus ou moins remplies des mêmes dragons tout méchants, orques verts, elfes verts mais d’un vert gracile, de nain rigolos et j’en passe. Jaworski a donné dans le jeu de rôle, il a su se servir d’un recueil de nouvelles pour « tourner autour » de son univers, pour le peaufiner pour en cerner les limites. Ce qu’il propose c’est une « cité mère » reflet d’une Venise de le renaissance, géante, grouillante, changeante aussi attirante que répugnante ; un royaume lointain à la culture mystérieuse et au charme aussi envoûtant que dangereux ; l’intérieur des terres emplis à la fois de barbare, de paysans, de peuples étranges et de magie ancienne.  De quoi multiplier les points de vus et les références pour construire un monde en mouvement (j’entends par là, pas un monde figé par une carte des lieux définitive par exemple). L’univers de Jaworski est cohérent parce qu’il est ambitieux.

–          Un traitement à « partis pris ». j’entends par là, la forme de contrainte joyeuse que se promet de suivre l’auteur pour écrire son histoire. la tortue géante portant quatre éléphants sur les dos desquels repose un monde plat c’est une contrainte qui force Pratchett à écrire un monde burlesque, réaliste et critique, il prend plaisir dans ce reflet déformé de notre propre monde. On vient de le voir Jaworski va s’employer à puiser son inspiration dans une vision historique forte. Ciudalia ressemble à ses villes italiennes des XIII ième et XIV ième siècle, alors que la bourgeoisie s’engraissent dans le commerce et se déchirent dans les coups bas et les guerres, l’art fait un bond en avant tandis que le peuple a du mal à percevoir la différence avec le moyen-âge.  Ainsi, Jaworski s’appuie sur un système politique complexe aux mains de «familles » de dirigeants, de négociants qui multiplient les alliances (et mésalliances) pour conserver leur lignée, leurs privilèges, pour augmenter leur pouvoir tout en préservant le système en place. Cela passe par les pires coups bas que l’on puisse imaginer, par l’utilisation sans scrupules d’assassins en tous genres, par la manipulation de la plèbe et même par le mécénat artistique. Autant d’éléments qui caractérisent une ville comme Florence à la renaissance et que l’auteur va ici reprendre avec brio. Il fait sienne cette richesse pour crédibiliser Ciudalia. Point central de l’intrigue, il fallait que tous les événements qui s’y déroulent paraissent le plus vrais possible, et c’est bien le cas. L’utilisation de cette période historique, quelque peu négligée part la fantasy, permet à l’auteur à la fois de s’appuyer sur un imaginaire collectif tout en pouvant surprendre le lecteur.

–          Parvenir à se donner les moyens de son ambition. C’est-à-dire : faire que le traitement narratif soit à la hauteur des ambitions affichées par les prises de positions de départ. Ici il fallait réussir le pari de créer une ville de la renaissance avec tout ce que cela comporte comme difficultés. L’auteur y parvient haut la main, car il ne bride pas son sens de la description. L’art de la renaissance est surtout un art visuel, ce sont la peinture et l’architecture qui vont être marqué par ce mouvement artistique (le théâtre également mais dans une moindre mesure). Souffle alors un vent de réalisme, le monde doit être dépeint tel qu’il est sans faux semblant avec crudité. Jaworski parvient à faire vivre Ciudalia en le peignant avec passion et forces détails. Des quartiers miteux où le moindre coin d’ombre peut être signe d’embûche aux palais rutilants des nobles familles en passant par le port ou le sénat, la plume de l’auteur explore et reproduit cette ville dans ses moindres recoins. Offrant alors un jeu de contrastes saisissant. Les îles ennemies sont vues sous l’angle de leur architecture étrange et captivante du fait de leur étrangeté (comme si l’œil de l’artiste tentait de saisir une vision autre que la sienne sans vraiment y parvenir). La nature n’est que peu décrite, seule les étapes du voyage semblent avoir une importance digne d’être relatés. Une nouvelle ville (plus enfoncée dans les terres) et jugées en fonction de deux critères : les habits de ses citoyens, l’agencement de ses rues ! Des éléments qui ne trompent pas, dont on peut déduire la démarche artistique de l’auteur. Avec une telle utilisation (fine et complète) de son talent nul doute que l’ambition peut être au rendez-vous.

–          C’est bien beau tout ça mais encore faut-il pouvoir faire vivre un univers si bien apprêté.  Il va s’en dire que tout repose ici sur les personnages, plus précisément sur le personnage principal. Deux éléments (souvent interdépendants) sont liés à la réussite du personnage principal, un premier lieu intervient le choix de son caractère et de sa personnalité dans un deuxième temps la trame narrative qu’il traîne avec lui et qui le traîne avec elle. Benvenuto est un héros qui incarne l’esprit populaire de la renaissance. Sans doute pas l’esprit de l’époque mais celui que l’on en conserve, celui des romans de cape et d’épée, il est roublard, de basse extraction, il manie l’épée et la langue avec vigueur, il ne se démoralise jamais, fréquente les grands de ce monde sans jamais se laisser éblouir par leur strass, il ira même jusqu’à sauver une demoiselle. Cette vitalité teintée d’arrogance est bien dans sont époque, bondissant de toit en toit la rapière à la main, il est ce personnage  frondeur qui n’est plus un chevalier du moyen-âge. Difficile dès lors de ne pas succomber à ses charmes de voyous, on pardonne tout (ou presque) à ce mauvais garçon que le destin n’épargne pas. Pouvant s’appuyer sur ce fort caractère, sur la duplicité de son héros, Jaworski va pouvoir utiliser l’efficacité du roman d’initiation. Le picaresque à peu de frais étant l’apanage de la majorité des romans de fantasy, on est en droit de guetter les éléments qui le composent à chaque coin de page. Un héros plus moins naïf, un maître à penser (ou vieux sage selon les besoins), des obstacles et embuches, des voyages, un destin à accomplir, un passé tortueux et  la maturation du héros. Tous ces éléments (et quelques autres que je ne vous ennuierai pas à détailler par le menu) se retrouvent chevillée à « gagner la guerre ». si ce n’est que Benvenuto n’est pas candide, loin de là, il tue sans pitié, sans remord, sans l’once d’une hésitation, il suit un maître par esprit vénal, un maitre qui soit dit en passant est la pire des ordures que cet univers est jamais portée, les obstacles les plus difficiles qu’il trouvera sur son chemin seront disposés là par ses « amis », il va accomplie non pas un voyage mais une mise en exil du fait d’actes atroces et la relation qu’il entretien avec son passé risque d’en surprendre plus d’un.  On pourrait croire à un portrait en creux du cheminement formateur, mais il faut plutôt le voir comme sa corruption. Jaworski ne s’amuse pas à prendre le contrepied des figures imposées d’un genre, du fait de son réalisme affiché il en montre les travers, il efface la buée des bons sentiments pour afficher un cynisme politique sans égal. Benvenuto agit pour son propre bien, pour sa survie dans les meilleures conditions possibles parce qu’il est entouré de genre pire que lui, et tant pis si quelques innocents trinquent sur le chemin, tant mieux même si leur bourse est pleine. Dans le même ordre d’idée l’aspect cape et épée, avec son sens de l’honneur à défendre, ses duels équilibrés, sa vertu et sa morale n’est qu’un vernis, qu’une couche de bons sentiments pour masquer la pourriture des esprits. [attention ce passage révèle des informations importantes] On voit bien cet aspect lorsqu’en exil Benvenuto est rattrapé par l’un des prétendants de la fille qu’il a violée, ce dernier est bon, serviable, prêt au sacrifice pour l’honneur de la dame de ses pensées, il combat bien avec un rien de forfanterie mais du respect dans le ton ; lorsqu’il le tue Benvenuto n’y voit que la manipulation d’une âme faible au profit de la vengeance. Un moyen pour l’auteur de tordre les idées reçues et les stéréotypes du genre, de fouler au pied les bons sentiments, inutiles dans son paysage politique [fin des possibles révélations].

–          Une fois le héros bien campé, venant frapper au cœur nos préjugés, servir à merveille la toile de fond de l’intrigue et répondre aux exigences formelles du parti pris de l’auteur. Une fois que cette vivacité tranche avec les descriptions formelles du récit, il faut, pour que le tableau soit complet, ajouter l’épice du fantastique, le philtre à besoin de sa pincée de magie. Intelligemment l’auteur va jouer sur deux tableaux. D’un côté les arts mystiques vont provenir de lointaines provinces, d’une culture raffinée mais complexe fleurant bon les pays Ottomans d’antan, les parfums défendus d’anciens cultes, d’écrits sacrilège portés par un magicien sombre de peau. De quoi donner le frisson de l’inconnu à l’histoire et à Benvenuto. Dans le même temps l’apparition des elfes, des nains et d’autres formes de magie nous montre que ce qui vient des terres et également plus tellurique (au sens mystique), plus enfouis, plus secrets car la magie à jadis façonnée ce monde. A la manière du trône de fer et d’une Ursula K Le Guin, la magie est ici une affaire sérieuse, qu’on ne prend pas à la légère qui joue sur la peur de l’inconnue, sur des rites étranges, sur les sacrifices importants qu’elle réclame. On l’aura compris, il n’est pas question de formule magique, de boule de feu ou d’un équilibre mystique du monde, la magie selon Jaworski est un élément de peur et d’angoisse diffuses. Elle est affaire de connaissance et de mort, rien de moins. En les dépeignant de la sorte, l’auteur fait un pas dans le Maniérisme, s’écartant quelque peu de l’esprit de la renaissance il « anticipe » sur cet autre mouvement artistique, donnant à voir une réalité déformée, aux codes tronqués et ambivalent. A l’image des le Gréco ou Véronèse (des peintres de la renaissance tardive) la magie déforme le réel, le trouble et l’obscurcit au profit de réalisation déroutantes et dérangeantes. Dès lors l’importance donnée aux miroirs dans les pratiques occultes prend un sens, une valeur d’autant plus fort et énigmatique (et là encore il est question de « contamination »).

–          D’accord, d’accord ce roman propose un univers cohérent, une approche stylistique sublimée par l’emploi de la première personne par un gredin de la pire espèce, le tout enluminé par la maîtrise du sujet et du genre. Mais ne manque t’il pas un peu de profondeur, de substance à ce récit ? Bonne question, tant il est vrai qu’il existe beaucoup d’œuvres esthétiques, belles mais qui une fois passé le plaisir des yeux font se refermer l’imaginaire sur lui-même ne lui offrant rien d’autre qu’une vaste pleine où s’étioler en paix, en silence. Jaworski ne se montre pas inspiré uniquement par une volonté esthétique, il est lecteur de Machiavel ou de Dante, il n’œuvre pas (et son héros en est la preuve) pour le vain plaisir d’un « beau » conceptuel. Il est également porteur d’une certitude : l’homme est mauvais par nature. Toute  la trame narrative, ne repose pas sur des péripéties du quotidien (quotidien d’un héros entendons nous bien, ce qui peut signifier perdre l’usage de sa mâchoire par exemple) ou sur un idéal (du type : sauver le monde, sauver la princesse, sauver… ). Ses véritables enjeux, à l’instar d’un parasite végétal, se nourrissent de ce tableau, pour s’y attacher, s’y nouer, s’en repaître. Tout ici est affaire de faux semblants, de manipulation, de mise en conflit des sentiments, de fourberie, de traîtrise, de pouvoir… en un mot : de politique. En proposant une lecture férocement cynique des rouages de l’univers qu’il a lui-même composé, l’auteur parvient à faire deux choses. D’un côté il offre une relecture des propres arcanes de nos gouvernements, en se prend à les regarder sans le prisme de la morale, des informations ou des faux semblants, ce qui n’est jamais un mal (même si ça fait mal) ; de l’autre il montre combien le peuple et ses aspirations ne sont que portion congru dans les jeux de pouvoirs, en ce sens il renoue avec sa thématique de départ car le peuple n’a connu que sur le tard les « bienfaits/avancées » de la renaissance.

–          A ce stade, on se dit que tout est au rendez-vous, mais que le livre peut rester ennuyeux, après tout ne propose t-il pas de se déployer sur pas loin d’un millier de page dans sa version poche, de quoi avoir peur d’heures d’ennuis en perspective. C’est sur ce point que l’on mesure l’ambition et le talent de Jaworski. Chaque chapitre est précédé d’une citation, un incipit des plus ambitieux puisqu’on peut y retrouver (entre autre) Gracq ou Yourcenar… et si la langue de l’auteur ne s’enroule pas exactement autour de ses grandes figures littéraires (ce n’est pas précisément son terrain de chasse) elle distille un vocabulaire, une précision, une maîtrise, un rythme de l’ordre du jouissif ! Ce qui m’a toujours énervé dans les œuvres  de fantasy c’est à quel point nombres d’auteurs croient qu’il suffit de placer trois mots de vieux français ou peu utiliser (spadassin par exemple, ça fait bien ça spadassin) pour que d’un seul coup drainer tout l’imaginaire du lecteur dans leur filet. Si le reste des phrases n’est pas à l’avenant, si les descriptions sont grotesques, si les lieux confinent à l’absurde et que les motivations tiennent sur un timbre poste, un tel langage empire la situation, on tombe dans le pire ridicule qui soit : celui qui ne s’assume pas. Ici c’est tout le contraire, y’a du style et du velu encore. Du qui flatte les papilles esthétiques, du qui rentre dans vos veines, qui vous font frissonner, des phrases éclatantes, des moments de purs bonheurs livresque. Je ne suis pas du genre à me livrer aisément, à tomber le masque du vieux con aigrit facilement mais là, on peut dire que ce coquin de Jaworski m’a eut et en beauté encore. La précision chirurgicale dont il fait preuve pour décrire les dégâts que prend son héros nous font mal, l’argot qu’il compose tient du jeu syntaxique et de l’embrouille sur patte (sans que cela ne vienne jamais nuire à notre compréhension, c’est une immersion difficile mais de courte durée, montrant la grande gestion rythmique de l’auteur). De plus il est des petits détails (comme un barbare aveugle d’un œil ou le passage de la description des elfes) que l’auteur sait distiller et gérer à merveille. Le narrateur par sa perfidie constante fait preuve d’un sens du contrepoint hors pair (les quatre pages durant lesquelles il nous explique qu’il pourrait nous faire lire des récits bien plus épiques et importants pour l’histoire de la réplique mais qu’il préfère s’en tenir à ses propres aventures par fainéantise et égoïsme est un grand moment. Ou encore le parallèle entre la peinture et l’assassinat qui invite à la contemplation et à la réflexion). Oui, monsieur Jaworski est ambitieux, oui il peut se le permettre tant il l’est avec l’humilité nécessaire.

–          Arrivé à ce stade, il ne reste plus qu’à se rendre à l’évidence, il manque quelque chose ! Autant de pages, de références, d’imagination, de savoir faire, d’amoralité, d’esthétisme et d’aventures sans mentionner l’amour c’est commettre une faute grave. La manipulation des émotions n’a de sens et d’efficacité que si elle repose sur la croyance la plus communément admise : l’amour existe ! Mais, même si la thématique n’est pas en première ligne, elle est tout de même présente, toutefois si vous n’avez pas encore lu le roman en question je vous conseille de sauter la fin de ce paragraphe pour vous rendre directement à la fin de cet avis. L’amour existe bel et bien, puisque Benvenuto et son maître lutte contre. La présence de la magicienne, de son amour pour la ville, pour la république (amour et dévotion que l’on retrouvera dans la figure du vieux sénateur mourant à la fin du livre), pour un enfant, pour la vérité est présentée au fur et à mesure comme une menace. C’est une menace aux ambitions politiques de certains, c’est pourquoi elle doit être éliminée. On retrouve cette forme d’annihilation de l’amour comme porte de sortie, lorsque cette même magicienne veut faire recouvrer ses souvenirs et son passé (ce qui ici signifie son amour filial) à Benvenuto et que celui-ci n’en a que faire, que cela le met en colère, qu’il se définit comme en dehors de telles préoccupations. Tout le roman est construit en opposition (ou presque) à un tel sentiment, il est réduit à néant. Si le héros est un espion crédible c’est par la souffrance, s’il parvient à s’échapper c’est par la perte de son statut social, s’il parvient à survivre dans le froid alors qu’il est traqué c’est encore une fois par la douleur, autant de signe d’une négation de l’amour, la compassion, la pitié. Jaworski ne néglige pas un thème, il le traite avec tout le mépris, la suffisance, l’intérêt qu’un homme politique apporte à l’amour. Bien plus que son style ou l’âpreté de son univers, c’est cet acide coulant constant dans les veines de son œuvre qui la rende unique et désespérée.

En prime l’auteur ne tombe pas dans le piège de la saga sans fin. Si tout au long du récit il ouvre des pistes narratives (qui n’a pas envie d’en savoir plus sur les anciennes guerres, sur les royaumes lointain, sur la suite des événements, sur la fin de vie de Benvenuto et j’en passe ?), il ne cherche pas à nous séduire par la promesse des futurs 25 tomes nécessaires à la fin de l’intrigue. Ce tome est dense de ses propres qualité, il n’a pas besoin de nos attentes pour se suffire à lui-même. A l’instar d’un Damasio ou d’une Dufour, Jaworski se pose comme l’un des grands écrivains de notre époque (et je me moque des catégories littéraires comme de mon premier béret). Il reste beaucoup à dire sur cet ouvrage (le jeu des noms propres sans aucun doute cryptés, le jeu des lumières, les personnages secondaires… ) mais trop en dire reviendrait à ne plus rien dire ou alors je me sens moi-aussi pris de fainéantise.

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